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J.D. BÉLANGER A.K.A. J.D.
SLIM
Québec Blues QB-20120328 2
PAROLES &
MUSIQUE / SOCAN,
Montréal - automne 2012
Le vétéran guitariste Jean-Denis Bélanger fête ses trente ans de carrière
avec un opus rempli de belles surprises. Son coffret comprend deux disques, l'un
en anglais, l'autre en français, ce qui nous permet de goûter à une multitude de
saveurs. Les pièces sont authentiques et on goûte toutes les facettes du blues,
cajun, électrique, acoustique, instrumental... la maturité d'un talent
exceptionnel. Du blues comme il ne s'en fait malheureusement plus que très peu.
Gabriel Bélanger
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TED MAGAZINE-QUÉBEC SON,
Québec - août-sep 2012
Avec ce double album homonyme, J.D.
Slim réalise un projet ambitieux, de diverses manières. Tant par le nombre de
pièces, trente et une, que par le choix moitié-moitié du français et de
l'anglais, que par la variété et la maîtrise de style, il fait notamment œuvre
de révélateur d'un blues en français, teinté ici et là d'une poésie du quotidien
et d'une musique offrant une palette diversifiée.
Il passe en autres, d'un
blues-racines avec slide guitar, au rock et au folk rock déclinés avec de
multiples influences musicales qui transparaissent de façon éparse en filigrane.
Du DC en français, j'ai principalement retenu Pas besoin de personne, à
la simplicité et à la concision des textes propres au blues et au style laid
back avec doux wah-wah à la J.J. Cale; j'ai bien aimé aussi À
Montréal, c'est le blues qu'on aime, pour les paroles rafraîchissantes comme
de l'eau fraîche et la présence discrète et sentie de Bob Walsh qui, fait
inusité, s'exécute de sa griffe vocale sur une couple de lignes de blues en
français.
Dans un style musical aux
réminiscences de Dire Straits, Marianne est parmi les plus belles
chansons de Bélanger avec sa touche poétique et sa vulnérabilité.
Quelle chance de vivre est rendue avec aplomb, une agréable mélodie ainsi
qu'une maîtrise des teintes et nuances musicales, une force constante de ce
guitariste d'expérience. Dans un tout autre registre, le titre Les dieux de
la guerre démontre un dynamisme au service de l'humanisme, tel l'éditorial
d'un bluesman. La ballade J'aime ça quand t'es là, paroles de C.
Desjardins et musique de J.D. Slim met en scène cette poésie du
quotidien et des êtres émervellés... Une belle chanson, un beau mariage paroles
et musique!... Le DC en anglais est curieusement moins blues. Folk rock, touches
de R&B, country blues, rock avec guitare électrique appuiyée, reggae, ballade,
plusieurs styles de la musique populaire se pointent au rendez-vous de ce disque
électrique, lequel paie aussi tribut à l'ancêtre commun, Mr. Blues!...
Plus d'une
vingtaine de musiciens qui poussent la note bleue au Québec ont répondu présents
pour être de l'aventure, y joignant la diversité de leur instrumentation et de
leurs talents. N'est-ce pas là un signe d'amitié et d'appréciation qui ne ment
pas ? Au final, J.D. Bélanger A.K.A. J.D. Slim est un opus qui mérite que
l'on s'y arrête pour en apprécier les riches et différents sédiments qu'il
charrie dans les méandres fertiles du blues et du rock québécois. J.D. A.K.A.
J.D., pour prendre le temps de se laisser parler par la vraie musique et de
rouler avec le blues !
LE NET BLUES
Pierre Jobin
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Réjean Nadon
En cet été 2012 nous arrivent l'album double bien attendu intitulé J.D. Bélanger A.K.A. J.D. Slim. Ce projet de longue haleine est ni plus ni moins qu'un lègue musical sur disque depuis la parution de son 4e album SLIDE GUITAR MAN en 1999. C'est une masse d'expérience et de talent que l'on retrouve sur cette production, incluant 16 chansons françaises sur un premier CD et 15 chansons anglaises sur le second.
Pour ce projet, il a fait appel à plusieurs artistes de renom et amis tel que JF Paradis, Jimmy Ayoub, Stan Deguire, Christian Lajoie, Bruno Roy, Stephen Barry, Marc Deschênes, Breen Leboeuf, Rick L. Blues, Guy Bélanger, Pat Loiselle, Jim Zeller, Guy Bélanger, Marc Chassé, Henri Breton, Michel Chasles, Robert David, Gaston Gagnon, Michel St-Pierre, Louis Janelle, Steve Rowe, Bob Walsh. On peux entendre J.D. tout au long de ses 2 albums sur guitare dobro et électrique, au ukulélé, à la basse, aux claviers, à l'harmonica et au chant sur toutes les pistes.
Sur le CD #1, on y retrouve MONT LOUIS, une pièce rythmée qui explique qu'à 5 ans il savait que la musique allait être sa vie. À MONTRÉAL C'EST LE BLUES QU'ON AIME, qui rend hommage aux Bluesmen et Blueswomen de Montréal, pièce écrite à l'époque de l'émission télé Beau et Chaud animé par Normand Brathwaite. LE BLUES ME DONNE DES AILES, un succulent blues lancinant et électrique, esprit du Mississippi, effluves des Bayous. LES DIEUX DE LA GUERRE une rythmique d'enfer avec Jimmy Ayoub à la batterie et un texte toujours actuel qui nous place devant l'indomptable folie des guerres.
Sur le CD # 2, I AM YOUR SUPERHERO, un excellent Country Blues saupoudré de guitare d'une couleur de style Johnny Cash qui m'attrape dès le départ. RIGHT ON et CAR LOAD OF TROUBLE, 2 Blues/Rock comme une tonne de brique, qui nous fait redécouvrir un JD SLIM virtuose à la guitare . LEAVING ON A MIDNIGHT TRAIN, est un autre fort moment musical de ce double opus. Co-écrite avec l'harmoniciste Jim Zeller cette pièce est un triomphe de mélodie et de performance musicale.
J.D. Bélanger A.K.A. J.D. Slim est à mon avis la plus grande production musicale reçu en 2012 jusqu'à ce jour. 31 pièces qui se démarquent par leurs couleurs musicales tirées d'influences des légendes du Folk, du Blues, du Country et par l'originalité d'un de nos grands auteurs compositeurs interprètes du Québec signé J.D Slim. L'album est en vente sur www.jdslim.com, CD Baby et iTunes.
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ZICAZIC,
Mantes-la-Jolie, France. - juillet 2012
Trois décennies
passées sur les routes du blues ont fait de ce musicien québécois natif de la
Gaspésie un des incontournables du genre. Pour ce guitariste polyvalent, qui
a commencé sa carrière par le blues rock durant les années 80, se jette corps et âme dans divers projets comme un tribute à Bob
Dylan et un DVD pédagogique sorti l’an dernier chez Macbeth Musique, évoluer et
essayer toutes les idées qui lui passent par l’esprit a toujours été une
véritable raison d’être.
Des scènes
partagées avec John Mayall ou Mick Taylor jusqu’au rôle de sideman qu’il
assurera pour Nanette Workman durant quelques années en passant par de multiples
collaborations, Jean-Denis Bélanger que l’on connaît plus sous le nom de scène
de J.D. Slim a eu tout le loisir de goûter à toutes les sortes de blues
imaginables et c’est riche d’un Lys Blues reçu dans la catégorie « Performance
musicale » en 2012, il nous dévoile pour l’été non pas un album mais bel et bien
un double album dans lequel il se fend d’une galette dans sa langue maternelle
et d’une autre dans celle de Muddy Waters … Du vrai bon blues du Québec comme on
l’aime !
Le talent et la
gentillesse de J.D. Slim font de lui un partenaire musical que les plus grands
artistes du pays aiment avoir à leurs côtés et il n’y a dès lors pas de grande
surprise à retrouver au fil des deux CD une vingtaine d’invités parmi lesquels
on remarquera forcément Bob Walsh, Jim Zeller, Steve Rowe, Guy Bélanger, Henri
Breton ou encore Rick L. Blues venus partager un peu de bon temps sur une
trentaine d’originaux ponctués de très beaux passages en 12-bar blues mais aussi
de titres bourrés de nombre d’autres influences. Partagé entre les diverses
couleurs apportées par ses différentes guitares mais aussi entre les deux
langues qu’il utilise pour cet effort, J.D. Slim fait tout ce qui est en son
pouvoir pour sonner juste et sincère, n’hésitant jamais à mettre une grosse part
de lui-même dans des textes écrits à partir de situations réelles ou de
sentiments forts et s’attachant à chaque instant à laisser parler ses cordes en
s’appuyant avant tout sur son cœur et son âme.
Les plus ardents
défenseurs de la langue de Félix Leclerc se régaleront essentiellement de la
découverte d’une première partie remplie de ses « J’suis pas d’accord », « Pas
besoin de personne », « Quelle chance de vivre » ou « J’aime ça quand t’es là »
mais aussi et surtout du superbe hommage à la scène montréalaise qu’est « A
Montréal, c’est le blues qu’on aime », un titre qui réunit une bonne partie du
gratin des bluesmen du cru.
Les autres, ceux
pour qui le blues chanté dans une autre langue que celle de Willie Dixon
apparaît comme une hérésie totale se rassureront sur le chemin suivi par J.D.
Slim en découvrant ses « I’m On A Roll », « The Good Times Have Gone Bad », «
Riding The E-Wam » et autres « Tossin’ n’ Turnin’ », des morceaux plus
typiquement blues, du moins dans le sens le plus puriste du terme, qui
n’enlèvent absolument rien au charme un peu exotique de la première partie et
qui finissent de rendre l’ouvrage très complet et surtout très varié. Une
garantie supplémentaire que la découverte sera forcément un très bon moment !
Fred Delforge
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CHRONIQUE,
Montréal, Qc. - mars 2012
Claude Côté
”Le
blues, c’est les racines, tout le reste, c’est les fruits”
- Willie Dixon
La moisson a été bonne pour J.D. Slim et il en récolte aujourd’hui ses fruits.Tels Les douze travaux d’Hercule, le vétéran guitariste vient d’apposer sa griffe sur une œuvre référentielle, ambitieuse, qui témoigne du chemin parcouru en trente ans de carrière.
Avec un peu de recul, on réalise que les chansons figurant sur ce nouvel opus sont une jubilation de hasards, de détours parfois obligés sur les routes secondaires d’Amérique et de rencontres stimulantes avec des musiciens aussi habités par la passion du rock et du blues que lui, témoins privilégiés de son évolution au Québec depuis trois décennies.
Ces hasards, J.D. Slim les a regroupés dans un seul jardin, celui de son «album blanc», ultime métaphore beatlesque reposant sur le concept du disque double avec son kaléidoscope de styles. Au final, 31 pièces au florilège autobiographique, dévoilant chacune une tranche de vie, sa vie à lui : Jean-Denis Bélanger, né à Mont-Louis en Gaspésie, mieux connu sous le pseudonyme J.D. Slim.
À Montréal, c’est le blues qu’on aime
Le disque chanté en français regroupe une horde de pointures locales qui visiblement, ne se sont pas fait prier pour immortaliser à ses côtés les seize compositions de Slim. Au menu, le blues comme matière première et ses multiples déclinaisons : électrique, acoustique, urbain, rural , two step cajun, instrumental, pas de doute, la palette de couleur est vaste.
À la première écoute, son picking de guitare rappelle aisément celui de Chet Atkins ou Ry Cooder époque Paris Texas. Ses solos électriques sont incisifs et atteignent le plexus, son sens de la mélodie est toujours au service de la chanson. Ici, pas d’esbroufe, pas de solos interminables, tout est calibré et coule de source. Un carré d’as ? À Montréal, c’est le blues qu’on aime, Marianne, Quelle chance de vivre, et J’aime ça quand t’es là. Du J.D. Slim authentique.
Le disque chanté en anglais offre en contrepartie des chansons construites sur des échafaudages simples, en duo ou en trio. Clairement, les quinze morceaux sont tenus à bout de bras par le jeu de guitare de J.D. Slim qui fait le grand écart entre les deux solitudes avec une facilité déconcertante. Même dans les formes les plus primitives du genre, son jeu de guitare est sophistiqué et l’intérêt ne semble jamais s’étioler. Pour dire franchement, on s’amuse comme des petits fous à l’écoute des quinze titre de ce deuxième compact. Slim redonne vie à des anciennes : I’m On A Roll écrite il y a quinze ans, Car Load of Trouble et, Leaving On A Midnight Train co-écrite avec Jim Zeller.
"Le blues a
eu un enfant et il l’a nommé Rock’n Roll"
- Muddy Waters
L’histoire pourrait sembler banale : un enfant du rock comme tant d’autre, imprégné jusqu’à la moelle de Chuck Berry, de Jimmy Reed, d’Elmore James, mais aussi de Carl Perkins et de Scotty Moore, fidèle complice d’Elvis au point d’en faire sa propre mouture, synthèse aboutie de ses influences musicales. Mais J.D. Slim a réussi beaucoup plus que cela : sa culture, sa langue, sa grande connaissance de la généalogie musicale émanant du blues et surtout sa maîtrise absolue de la guitare en font de lui un oiseau rare. Unique.
Trente ans de Gibson Les Paul, de Fender Stratocaster, de Gibson 335 et de Dobro poussiéreuse pour en arriver là, aujourd’hui, avec cet inestimable document sonore.
En musicologue averti, J.D. Slim est parvenu sur ce double compact à constituer UNE histoire du blues, il a volontairement choisi de remonter aux sources pour mieux en comprendre l’universalité et ses liens avec la musique d’aujourd’hui. Il a su déterrer avec précaution et respect les nombreuses racines de cet entrelacs musical que constitue le blues et a imprimé sa personnalité. Cette authenticité-là est palpable de la première à la dernière chanson des deux disques.
À un nouveau public de l’apprécier, surtout aux plus jeunes, fans de rock ou de hip-hop - de découvrir le blues, d’en apprécier le génie, d’en saisir l’origine et d’en comprendre les liens avec la musique qu’ils écoutent.
Les musiciens sont des passeurs. C’est ainsi que les connexions s’opèrent et que l’histoire se crée.
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SLIDE GUITAR
MAN
Québec Blues QB-9910
VOIR,
Montréal, Qc. - février 2000
Claude Côté
Voilà enfin le premier album (officiel) du vraiment très doué guitariste Jean-Denis
BéIanger, mieux apprécié sous le pseudonyme qui I'a fait connaître
lorsqu'il dirigeait le défunt Blue Rocket Special.
Slim est une perle rare chez nous, simplement à cause de sa grande
compréhension guitaristique du blues, du rockabilly, du rock'n'roll (on se
souviendra de son fameux Honey Bee) et de ses frasques dylanesques qu'il
assume pleinement.
Ici, Slim nous offre un kaleidoscope complet de ces différents styles avec
une volubilité et une qualité d'exécution qui n'ont rien à envier à Carl
Perkins ou même à Chuck Berry! Un premier pari remporté. Et avec goût en
plus. *** ½A
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BLUES BYTES,
Phoenix, Arizona - janvier 2000
Benoît Brière
Depuis quelques années, il y a une "scène" blues méconnue mais intéressante qui émerge de
Montréal. Ce
sont parmi les meilleurs musiciens de la région qui sont réunis ici pour
donner un coup de main à J.D. Slim, pour son tout récent CD
auto-produit, Slide Guitar Man (info: quebecblues@hotmail.com).
J.D. est un excellent guitariste et il ne se considère pas seulement comme
un bluesman. En effet, sa voix douce et clair est peut-être plus appropriée
pour le folk que pour le blues. À preuve écoutez cette pièce menée par la
mandoline: "Let It Rock".
Tout compte fait, son CD a un "feel bluesy pop" qui serait peut-être un bon
choix pour ceux qui découvrent le blues, avec "Sick And Tired" qui met en
vedette la guitare slide et l'harmonica faisant de cette pièce la plus "pure
Chicago style" de l'album.
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BLEU & BLUES, Qc. - mars 2000
Marc Champagne
La première chose
qui retient notre attention sur cet album est la pochette. En effet, J.D.
Slim a voulu apporter un regard différent et c'est en utilisant des couleurs
voyantes qu'il le fait, contrastant ainsi avec les habituelles couleurs
sombres que nous retrouvons généralement sur les pochettes d'albums blues.
Le contenu musical est en parfaite harmonie avec l'approche graphique
utilisée sur la pochette. En effet, nous avons droit à un cocktail musical
des plus coloré de la part de ce musicien chevronné qui maîtrise
parfaitement toutes les facettes musicales liées aux différents styles qu'il
utilise. Que ce soit dans le blues de type Chicago ou acoustique, le
rockabilly ou simplement le rock pur et simple, J.D. Slim démontre une
luminosité musicale qui n'est pas sans rappeler l'époque des débuts de Sun
Records. D'ailleurs le principal intéressé avoue lui-même avoir voulu donner
un coup de chapeau aux artistes et artisans de cette époque. De plus, la
voix douce de J.D. Slim renforce encore davantage cette impression et on a
véritablement l'impression de faire un retour vers une époque où la musique
était empreinte d'une certaine candeur et non pas une simple affaire de big
business. Le fait que notre ami ait procédé lui-même à la production de
l'album a évidemment été un atout lui permettant de rendre exactement le son
et l'ambiance musicale qu'il désirait.
Les compositions de J.D. coulent agréablement les unes après les autres et
on se prend à regretter que l'album ne soit pas plus long. Bref, un album
brillant, qui comme un chaud rayon de soleil entrant par la fenêtre ne
manquera certes pas d'illuminer et de réchauffer votre journée. 8.5
/ 10
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SCENE ROOTS & BLUES MAGAZINE, Winnipeg, Manitoba. - hiver 2000
Jeff Monk
Le " tireur
d'élite à la six cordes " Jean-Denis Bélanger (J.D. pour ses fans) sillonne
la scène musicale québécoise depuis près de deux décennies. Il a formé son
groupe dans les années 80 (Blue Rocket Special) et avec Nanette Workman (à
surveiller) il a fait la tournée Rock & Romance 1994/95.
Ce premier album solo nous propose un solide ensemble de neuf chansons
originales qui sont bien exécutées et bien enregistrées. J.D. couvre ici
beaucoup de terrain, passant facilement d'une mouture blues standard ("Sick
and Tired") au mystérieux et envoutant ("In Disguise"), au joyeux rockabilly
("Lonely Avenue") sans jamais caricaturer. "Let it Rock" nous amène à la
croisée de chemin de John Hiatt et Steve Earle. Étant donné le titre de
l'album, les amateurs de "slide guitar" auraient sans doute aimer en
entendre un peu plus...
Si jamais la province natale de Slim se sépare, est-ce qu'on peût le garder
?
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SOREL / TRACY MAGAZINE, Sorel, Qc. - juin 2000
Jean Doyon
De la même maison de production que Steve Hill et de Robert David voici
encore un Blues très différent de ce que je définis comme étant "Du blues".
J'ai pris le temps de l'écouter avant d'en parler, car je ne suis encore
qu'un initié et je vous dirais que ça se situe entre Roy Orbison, Carl
Perkins, Chicago et Hooker. Pas un gros blues électrique ou heavy, mais un
genre de blues-pop dans le style de Steve Miller band, avec une touche de
country évidente, un blues urbain qui, j'oserais dire, ressemble quelques
fois à certaines intonations à la Bob Dylan !
J.D.Slim ou si vous préférez Jean-Denis Bélanger de Mont-Louis en Gaspésie
fut le membre fondateur des "Blue Rocket Special", un groupe assez connu
dans les années 80. J.D. a un rendez-vous annuel et c'est le festival de
Jazz de Montréal d'où il s'y produit depuis 1985, il fut également le
guitariste de Nanette Workman à un certain moment, plusieurs apparitions
télé à toutes sortes d'émissions de blues ou musicales.
Sur ce CD, 9 pièces toutes différentes les unes des autres et dont les
paroles et les musiques sont signées JD Slim.
M. Slim est accompagné de très bon musiciens sur cet album puisque l'on y
retrouve : Stephen Barry, Marc Deschênes, Serge Soulier, Stan Deguire, Jimmy
Ayoub, Pat Loiselle et Robert David. Mais la grande force de JD est sûrement
sa voix, une superbe voix, aucun rapport avec les Bluesmen aux voix
éraillées par l'alcool et la cigarette, pas du tout, une belle tonalité de
voix, "clean" et précise.
Si vous avez aimé le swing des Traveling Wilburys vous aimerez J.D.Slim. Mes
pièces favorites : Slide
guitar man - The only one I want - My baby (she's mine) 3½ / 5
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CLUB-CULTURE,
Québec, Qc.- été 2000
Francine Charette
Un petit
gaspésien à l'âme blues, J.D. Slim se promène depuis une vingtaine
d'années, guitare en main, sur les scènes du blues et porte le flambeau du "
Slide Guitar Man " avec fierté. Il peut être très " roots ", folk-rock,
country mais toujours en puisant dans le blues.
Un album qui dévoile toute la dextérité de Slim, sa désinvolture et son
extravagance autant pour un blues capiteux et cafardeux que pour un rock pur
et dénudé. Toutes les pièces ont du caractère, de l' énergie et beaucoup
d'âme. Le slow blues, le country blues, le Chicago blues et même le boogie
ont inspirés les pièces originales de l'album.
Il est certainement l'un des grands au Québec à entériner la tradition du
blues en conservant ses racines. Sa contribution comme artiste, autant
musicien, compositeur qu'interprête est convaincante. Il n'a jamais dérogé
de sa route et de sa passion première: le blues, la forme d'expression qu'il
a épousé depuis bien des années.
Si le Blues vous intéresse sous toutes ses formes ! J.D. Slim est celui
qui saura vous surprendre et vous combler.
![]()
* CHRONIQUES SPECTACLE *
LE CHOIX DES GENS
D'ICI, Mont-Laurier, Qc. - 18 sep. 1998
Luc Bélisle

J.D. Slim, un boogieman bien québécois...
mais un vrai boogieman !!!
Café Mi-Suisse Mi-Sucré
J.D. SLIM EN GRANDE FORME
Reconnu comme le
"King" de la slide guitar au Québec, J.D. Slim était en spectacle le 4
septembre dernier au Café Mi-suisse Mi- sucré, une présentation de "Blue",
en collaboration avec CFLO Fm. Jean-Denis Bélanger de son vrai nom, J.D.
Slim était en pleine possession de ses moyens ce soir là.
Accompagné à la batterie de Jimmy Ayoub, un ancien de Mahogany Rush et de
Jean-Guy Boutin à la basse, J.D. Slim s'est payé la traite avec des blues et
rock chargés, parfois avec un respect intégral de l'oeuvre, parfois avec
des tangentes bien personnelles.
Parmi les reprises, JD Slim s'approprie à son tour les grands classiques:
"Who do love", popularisé notamment par Bo Diddley, "One bourbon, one
scotch, one beer" de John Lee Hooker; "Call me the breeze" et "After
Midnight" (que l'on aurait aimé ne jamais voir finir) de J.J. Cale; "Have
you ever loved a woman" d'Eric Clapton; "All along the watchtower" (Wow!)
de Bob Dylan; ainsi que "Come together" et "I want you" des Beatles.
Rouleur de blues depuis près de vingt ans, J.D. Slim a aussi quelques
compositions à son actif, "Les Dieux de la guerre" est un boogie absolument
infernal, qui vaudrait à lui seul que Slim pense à sortir un album. Il a
déjà sorti un "unplugged" (indépendant) en 1995 et introuvable!
Rappelons que J.D. Slim a effectué les premières parties de grands bluesmen
comme John Mayall et Jeff Healy, accompagné Nanette Workman en tournée et
participé aux Sessions Blues Sessions de Bob Harrisson au Grand Café dans
la métropole.
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LE JOURNAL DE
MONTRÉAL, Montréal, Qc. - 24 mars 1991
Paul Villeneuve

Photo Pierre Vidicaire
J.D. SLIM SANS LUNETTES
Lorsque l'on naît en Gaspésie et que l'on s'apelle Jean-Denis Bélanger, il
n'est pas évident que l'on se retrouvera un jour sur une scène de la rue
Saint-Denis pour jouer et chanter du blues-rock... sous le nom de J.D. Slim.
C'est pourtant la carrière vers laquelle le natif de Mont-Louis s'est
acheminé, en commencant à faire du rock, dans une brasserie de
Montréal-Nord, vers l'âge de 20 ans.
Cadet d'une famille de sept enfants, Slim, qui a emménagé à Montréal avec
ses parents dès son jeune âge, identifie ses racines musicales aux
chanteurs préférés de ses frères et soeurs qui ont rockés son enfance:
Elvis, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis...
Celui qui se considère d'abord un auteur-compositeur et qui a d'ailleurs
signé les paroles et musiques d'une centaine de chansons, a par la suite
découvert le blues à travers une chanson des Beatles intitulée
Yer Blues.
En 1984, Jean-Denis Bélanger fonda le groupe Blue Rocket Special, qui
"trippait" sur des vieux bluesmen comme John Lee Hooker, à la blague,
l'un de ses membres du groupe rebaptisa donc son leader JD Slim, dont le
port de lunettes de soleil deviendrait la marque de commerce.
Sur la scène Labatt Blues, J.D. Slim a participé au Festival
International de jazz de Montréal, de 1985 à 1990 et a notamment assuré
la première partie du spetacle de John Mayall, au Spectrum, en mai
1990.
Dans le cadre du Session Blues Session, auquel il participe depuis 1988,
J.D. Slim donnera son spectacle, mercredi prochain, au Grand Café,
avec son band, ses chansons, sa guitare et... ses lunettes.
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LE DEVOIR, Montréal, Qc. - 23 mai 1989
Serge Truffault

Photo: Jacques Grenier
CULTURE ET SOCIÉTÉ
JEAN-DENIS BÉLANGER - Un blues urbain et massif
EN MARCHE depuis maintenant cinq jours, la Session, Blues Session
aura permis d'apprécier encore une fois le jeu tour à tour savoureux,incisif
et tout en relief du guitariste Jean-Denis Bélanger dit "J.D. Slim". C'était
samerdi soir dernier, alors que le hockey télévisuel faisait la sieste.
Visiblement,il ne semble pas avoir dépassé la trentaine. Cela ne l'empêche
pas d'afficher un jeu à faire palir d'envie des plus agés que lui. Il ne
bouge presque pas. Il ne se complaît pas un instant dans ces simagrées qui
cachent souvent une ou deux trois lacunes. Il ne cherche pas à épater la
galerie en sombrant dans le racolage le plus vulgaire qui soit. Il est tout
à son affaire. Il joue. Et pour jouer, il joue en maudit.
Dans un Grand Café remplit à craquer, il aura suffit de quelques notes pour
que Jean-Denis Bélanger nous révèle à quelle enseigne il loge. Celle du
blues concocté sur la guitare slide par les John Lee Hooker, Hound Dog
Taylor, George Thorogood et quelques autres du même acabit. Soit un blues
urbain en diable. Un blues pesant et massif qui nous saisi en moins de deux.
Bien appuyé par Bob Harrisson à la batterie et Marc Deschênes à la basse,
Bélanger ou "J.D. Slim" a fait un décollage sur les chapeaux de roues en y
allant d'un instrumental dont le drive n'avait pas grand chose à envier à
ces héros de la guitare des années 60.
Ensuite, il a embrayé avec Roll Your Moneymaker, et son Shake Your Moneymaker, dont l'interprétation fut tout aussi enlevante que le premier morceau. Il y a eu ces deux blues,puis il y a eu ce solo très incisif dans Who Do You Love, un des thèmes fétiches de George Thorogood, puis il y a eu Sweet Little Angel dans lequel Bélanger a glissé le motif du fameux I Want You des Beatles, et un frénétique Johnny B. Goode qui relevait plus de l'enveloppe que
lui en faite
Johnny Winter que Chuck Berry.
Au milieu de tous ces bons blues Jean-Denis Bélanger s'est attaqué à un
morceau de choix, soit Like A Rolling Stone de Bob Dylan. Avec tact
et sensibilité. "J.D. Slim" nous a livré un Like A Rolling Stone qui a
permis de mesurer combien de pas sa voix avait réalisé en un an. Depuis
cette nuit ou, au Club Soda, et alors que le Festival de Jazz de Montréal
battait son plein, il avait participé à la série Blues en compagnie de son
Blue Rocket. Samedi soir dernier, Bélanger semblait avoir abandonné bien de
sa timidité au profit sa voix.
De bien des blueseux qui circulent à travers le Québec, Jean-Denis
Bélanger se singularise par une petite chose qui, si elle est simple à
montrer du doigt, est très difficile à expliquer ou à décortiquer. En deux
mots, Jean-Denis Bélanger dit J.D.Slim a du charisme. Cette petite chose
justement qui, s'ajoutant à son excellente maîtrise instrumentale, à sa
voix, à son répertoire et à sa simplicité, fait de ce musicien un artiste à
part entière.